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Les 5 dernières nouvelles |
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Découverte d'un nouvel australopithèque
- par Christophe Defrance le 26/06/2010 @ 19:18
Le "grand père" de Lucy. Une équipe internationale de scientifiques vient de publier dans Proceedings of the National Academy of Science du 21/06/2010 ses premières analyses des ossements d'un Australopithecus afarensis nommé Kadanuumuu, découvert dans la région de l'Afar, en Ethiopie. De la même espèce que Lucy, il est plus grand et plus ancien de 400 000 ans puisque les os ont été datés de 3.58 millions d'années.
Lire l'article correspondant.
Photo : Yohannes Haile-Selassie (PNAS)
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Le "grand père" de Lucy. Une équipe internationale de scientifiques vient de publier dans Proceedings of the National Academy of Science du 21/06/2010 ses premières analyses des ossements d'un Australopithecus afarensis nommé Kadanuumuu, découvert dans la région de l'Afar, en Ethiopie. De la même espèce que Lucy, il est plus grand et plus ancien de 400 000 ans puisque les os ont été datés de 3.58 millions d'années.
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Photo : Yohannes Haile-Selassie (PNAS)
La plus vieille chaussure du monde !
- par Christophe Defrance le 13/06/2010 @ 19:15
Découverte d'une chaussure de 5500 ans. Une équipe d'archéologues dirigée par Ron Pinhasi (University College Cork, Irlande) et Gregory Areshian (Cotsen Institute of Archeology, UCLA, Etats-Unis) a découvert la plus ancienne chaussure de cuir connue dans la grotte d'Areni-1, important site de fouille en Arménie (Publication dans Plos One le 9 juin 2009). Très bien conservée, cette chaussure d'un pied droit mesure 24.5 cm de long pour 8 à 10 cm de large (ce qui correspond à une pointure 37 d'après les standards actuels). Confectionnée dans un seul morceau de cuir, probablement de bovidé, elle comporte une vingtaine d'oeillets reliés par une lanière de cuir et était fourrée avec de la paille et de l'herbe séchée lors de sa découverte (soit pour maintenir le pied au chaud, comme celles d'Otzi, soit pour maintenir la forme quand elle n'était pas utilisée. Les datations effectuées au radiocarbone ont permis de dater cette chaussure de - 5500 ans, ce qui correspond au Calcholithique (Age du cuivre). Elle est donc, pour l'instant, la plus ancienne chaussure de cuir connue.
 

Photos: Boris Gasparian, Institute of Archaeology and Enthography, National Academy of Sciences, Armenia
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Découverte d'une chaussure de 5500 ans. Une équipe d'archéologues dirigée par Ron Pinhasi (University College Cork, Irlande) et Gregory Areshian (Cotsen Institute of Archeology, UCLA, Etats-Unis) a découvert la plus ancienne chaussure de cuir connue dans la grotte d'Areni-1, important site de fouille en Arménie (Publication dans Plos One le 9 juin 2009). Très bien conservée, cette chaussure d'un pied droit mesure 24.5 cm de long pour 8 à 10 cm de large (ce qui correspond à une pointure 37 d'après les standards actuels). Confectionnée dans un seul morceau de cuir, probablement de bovidé, elle comporte une vingtaine d'oeillets reliés par une lanière de cuir et était fourrée avec de la paille et de l'herbe séchée lors de sa découverte (soit pour maintenir le pied au chaud, comme celles d'Otzi, soit pour maintenir la forme quand elle n'était pas utilisée. Les datations effectuées au radiocarbone ont permis de dater cette chaussure de - 5500 ans, ce qui correspond au Calcholithique (Age du cuivre). Elle est donc, pour l'instant, la plus ancienne chaussure de cuir connue.
 

Photos: Boris Gasparian, Institute of Archaeology and Enthography, National Academy of Sciences, Armenia 
Des gènes de Néandertal chez les sapiens !
- par Christophe Defrance le 09/05/2010 @ 12:45
Les Experts de la Préhistoire : une partie de notre génome provient de Néandertal. Richard E. Green (Université de Californie) - qui travaille actuellement au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig (Allemagne) dans le cadre du projet de déchiffrage du génome de l'Homme de Neandertal dirigé par Svante Pääbo - vient de publier, dans la revue Science du 7 mai 2010, une étude qui montre qu'une infime partie du génome humain provient de celui des Néandertaliens. L'étude porte sur l'ADN nucléaire extrait des ossements de trois Néandertaliens différents découverts dans la grotte de Vindija en Croatie, datés entre - 38 000 et - 44 000 ans. Après quatre ans de travail, Svante Pääbo et ses collègues disposent désormais d’environ 60% de la séquence génétique d’ Homo neandertalensis, soit plus de 4 milliards de nucléotides. Les séquences d'ADN obtenues ont ensuite été comparées avec celles de 5 populations d'hommes modernes vivant dans des endroits différents dans le monde (Europe, Chine, Papouasie Nouvelle-Guinée, Afrique du Sud et Afrique de l'Ouest).

La comparaison des ADN montre que les génomes des non-africains sont beaucoup plus proches de celui des Néandertaliens que ceux des africains :1 à 4 % du génome humain actuel pourrait provenir des néandertaliens mais n'est absolument pas présent chez les africains. Pour R. Green, « nous pouvons maintenant dire que, selon toute probabilité, il y eu un flux de gènes de Néandertal à l'homme moderne». Par comparaison de l'ADN de Néandertal et de Homo sapiens, Green et ses collègues estiment que les 2 populations ancestrales se sont séparés entre -270.000 et -440.000 ans. Le fait que seuls les européens et les asiatiques actuels possèdent ce capital génétique neandertalien indique que les croisements entre sapiens et Néandertaliens ont du avoir lieu juste après la sortie des Homo sapiens d'Afrique pour conquérir l'Eurasie, soit selon les chercheurs il y a approximativement 100 000 ans, probablement au Moyen-Orient.

Les chercheurs recherchent également des gènes qui auraient permis à l’homme moderne de prospérer, tandis que Neandertal s’est éteint. Pour cela ils identifient des régions du génome qui ont rapidement évolué chez l’homme moderne mais pas chez Neandertal. Ils en ont isolé 212, dont 20 qui ont subi une sélection très forte. Parmi ces gènes qui auraient conféré un avantage à l’homme moderne au cours de l’évolution, plusieurs concernent la cognition (apprentissage, relations aux autres…), le développement du cerveau, de la peau, des os et le métabolisme.
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Les Experts de la Préhistoire : une partie de notre génome provient de Néandertal. Richard E. Green (Université de Californie) - qui travaille actuellement au Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology de Leipzig (Allemagne) dans le cadre du projet de déchiffrage du génome de l'Homme de Neandertal dirigé par Svante Pääbo - vient de publier, dans la revue Science du 7 mai 2010, une étude qui montre qu'une infime partie du génome humain provient de celui des Néandertaliens. L'étude porte sur l'ADN nucléaire extrait des ossements de trois Néandertaliens différents découverts dans la grotte de Vindija en Croatie, datés entre - 38 000 et - 44 000 ans. Après quatre ans de travail, Svante Pääbo et ses collègues disposent désormais d’environ 60% de la séquence génétique d’ Homo neandertalensis, soit plus de 4 milliards de nucléotides. Les séquences d'ADN obtenues ont ensuite été comparées avec celles de 5 populations d'hommes modernes vivant dans des endroits différents dans le monde (Europe, Chine, Papouasie Nouvelle-Guinée, Afrique du Sud et Afrique de l'Ouest).

La comparaison des ADN montre que les génomes des non-africains sont beaucoup plus proches de celui des Néandertaliens que ceux des africains :1 à 4 % du génome humain actuel pourrait provenir des néandertaliens mais n'est absolument pas présent chez les africains. Pour R. Green, « nous pouvons maintenant dire que, selon toute probabilité, il y eu un flux de gènes de Néandertal à l'homme moderne». Par comparaison de l'ADN de Néandertal et de Homo sapiens, Green et ses collègues estiment que les 2 populations ancestrales se sont séparés entre -270.000 et -440.000 ans. Le fait que seuls les européens et les asiatiques actuels possèdent ce capital génétique neandertalien indique que les croisements entre sapiens et Néandertaliens ont du avoir lieu juste après la sortie des Homo sapiens d'Afrique pour conquérir l'Eurasie, soit selon les chercheurs il y a approximativement 100 000 ans, probablement au Moyen-Orient.

Les chercheurs recherchent également des gènes qui auraient permis à l’homme moderne de prospérer, tandis que Neandertal s’est éteint. Pour cela ils identifient des régions du génome qui ont rapidement évolué chez l’homme moderne mais pas chez Neandertal. Ils en ont isolé 212, dont 20 qui ont subi une sélection très forte. Parmi ces gènes qui auraient conféré un avantage à l’homme moderne au cours de l’évolution, plusieurs concernent la cognition (apprentissage, relations aux autres…), le développement du cerveau, de la peau, des os et le métabolisme.

Du nouveau sur la branche des Homininés
- par Christophe Defrance le 09/04/2010 @ 19:51
Découverte d'un nouvel australopithèque. Découverts en 2008 dans les dépôts de la grotte de Malapa (à 50 km de Johannesburg, en Afrique du Sud), les deux squelettes partiels sont bien conservés et ont été datés entre - 1.95 et - 1.78 millions d'années. Plus de 40% des squelettes ont pu être dégagés, ce qui a permis une étude relativement complète, que le Professeur Lee Berger a publié dans la revue Science d'avril 2010. Pour lui, il s'agit d'une nouvelle espèce d'australopithèques baptisée Australopithecus sediba. Mais d'autres chercheurs pensent qu'il s'agirait plutôt des premiers Homo.
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Découverte d'un nouvel australopithèque. Découverts en 2008 dans les dépôts de la grotte de Malapa (à 50 km de Johannesburg, en Afrique du Sud), les deux squelettes partiels sont bien conservés et ont été datés entre - 1.95 et - 1.78 millions d'années. Plus de 40% des squelettes ont pu être dégagés, ce qui a permis une étude relativement complète, que le Professeur Lee Berger a publié dans la revue Science d'avril 2010. Pour lui, il s'agit d'une nouvelle espèce d'australopithèques baptisée Australopithecus sediba. Mais d'autres chercheurs pensent qu'il s'agirait plutôt des premiers Homo.

Les Experts de la Préhistoire : nouvelle analyse des pas de Laetoli
- par Christophe Defrance le 01/04/2010 @ 18:26
Reconstitution de la marche correspondant aux empreintes de pas de Laetoli. Une équipe dirigée par David Raichlen, du département d'Anthropologie de l'Université de l'Arizona, vient de publier dans Plos One, un journal scientifique américain, les résultats de ses travaux sur les traces de Laetoli. Découverte en 1978 et 1979, cette série de traces de plusieurs mètres correspond à un couple de bipèdes qui ont avancé côte à côte et dont les pas ont été "imprimés" dans des cendres volcaniques il y a 3.6 millions d'années. Ce sont donc les plus anciennes traces directes de bipédie d'un homininé. Ces pas, attribués à l'espèce Australopithecus afarensis, qui était à l'époque la seule espèce connue dans la région, présentent des caractères indiquant une forme de bipédie mais également un mode de vie arboricole (comme les doigts courbés). Cette espèce marchait-elle redressée avec de grandes enjambées comme l'homme moderne, ou recourbée, les jambes fléchies, comme certains grands singes ? Pour retrouver le type de marche pratiquée, les scientifiques ont conçu une voie recouverte de sable avec un système de capture photographique des mouvements de la marche. Les sujets qui marchaient sur la piste étaient filmés et sont passés à plusieurs reprises sur la piste en adoptant différentes postures allant de la bipédie actuelle de l'homme moderne à celle des chimpanzés, et les empreintes laissées lors de ces essais ont été reconstituées en trois dimensions et comparées à celles de Laetoli.
Les empreintes laissées par un homme ayant une marche normale (A), une marche de type chimpanzé (B) et celles de Laetoli
Les chercheurs ont mesuré la profondeur des empreintes à l'avant et à l'arrière du pied : ils ont constaté que les profondeurs sont à peu près égales lorsqu'elles sont effectuées par une personne marchant avec une allure droite mais sont différentes en cas de marche accroupie, l'impression de l'orteil étant alors beaucoup plus profonde que l'impression du talon. Les empreintes de Laetoli montrent une profondeur équivalente de l'avant du pied jusqu'au talon, comme les hommes modernes. Cette étude montre donc qu'à une époque où les homininés pratiquaient encore un mode de vie largement arboricole, ils avaient déjà développé une bipédie très efficace, proche de celle de l'homme moderne, avec un coût énergétique réduit.
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Reconstitution de la marche correspondant aux empreintes de pas de Laetoli. Une équipe dirigée par David Raichlen, du département d'Anthropologie de l'Université de l'Arizona, vient de publier dans Plos One, un journal scientifique américain, les résultats de ses travaux sur les traces de Laetoli. Découverte en 1978 et 1979, cette série de traces de plusieurs mètres correspond à un couple de bipèdes qui ont avancé côte à côte et dont les pas ont été "imprimés" dans des cendres volcaniques il y a 3.6 millions d'années. Ce sont donc les plus anciennes traces directes de bipédie d'un homininé. Ces pas, attribués à l'espèce Australopithecus afarensis, qui était à l'époque la seule espèce connue dans la région, présentent des caractères indiquant une forme de bipédie mais également un mode de vie arboricole (comme les doigts courbés). Cette espèce marchait-elle redressée avec de grandes enjambées comme l'homme moderne, ou recourbée, les jambes fléchies, comme certains grands singes ? Pour retrouver le type de marche pratiquée, les scientifiques ont conçu une voie recouverte de sable avec un système de capture photographique des mouvements de la marche. Les sujets qui marchaient sur la piste étaient filmés et sont passés à plusieurs reprises sur la piste en adoptant différentes postures allant de la bipédie actuelle de l'homme moderne à celle des chimpanzés, et les empreintes laissées lors de ces essais ont été reconstituées en trois dimensions et comparées à celles de Laetoli.
Les empreintes laissées par un homme ayant une marche normale (A), une marche de type chimpanzé (B) et celles de Laetoli
Les chercheurs ont mesuré la profondeur des empreintes à l'avant et à l'arrière du pied : ils ont constaté que les profondeurs sont à peu près égales lorsqu'elles sont effectuées par une personne marchant avec une allure droite mais sont différentes en cas de marche accroupie, l'impression de l'orteil étant alors beaucoup plus profonde que l'impression du talon. Les empreintes de Laetoli montrent une profondeur équivalente de l'avant du pied jusqu'au talon, comme les hommes modernes. Cette étude montre donc qu'à une époque où les homininés pratiquaient encore un mode de vie largement arboricole, ils avaient déjà développé une bipédie très efficace, proche de celle de l'homme moderne, avec un coût énergétique réduit.

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