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Présentation de Spyrou
- par Christophe Defrance le 15/01/2012 @ 11:49
La reconstitution de l'Homme de Spy. Il s'appelle Spyrou, et sa reconstitution a été réalisée à partir des mesures précises du squelette presque complet de l'individu dénommé « Spy II ». Dans une démarche scientifique inédite, l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, conservateur des ossements, a collaboré avec le LABO de l'Université Libre de Bruxelles pour réaliser une reconstruction virtuelle en trois dimensions du squelette. Ce travail a permis l'impression en trois dimensions du squelette complet par le Centre collectif de l'Industrie technologique belge (Sirris). Chaque ossement a été imprimé en résine de polyamide.Une première série d'ossements a été remontée par l'IRSNB afin de fournir un squelette complet et articulé du Néandertalien Spy II à l'Espace de l'Homme de Spy et une seconde a servi de base à la reconstitution de "Spyrou" par les frères Kennis.

Les Hommes de Spy sont les plus célèbres hommes fossiles de Belgique : découverts en 1886, à une époque où l'on ignorait tout des origines de l'homme (le squelette de Neandertal a été découvert en 1856), les découvertes ont permis de confirmer que les hommes fossiles différents de l'homme moderne avaient bien existé. Datés de - 40 000 ans environ, ils sont bien conservés et permettent, encore aujourd'hui, de nouvelles découvertes scientifiques.
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La reconstitution de l'Homme de Spy. Il s'appelle Spyrou, et sa reconstitution a été réalisée à partir des mesures précises du squelette presque complet de l'individu dénommé « Spy II ». Dans une démarche scientifique inédite, l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique, conservateur des ossements, a collaboré avec le LABO de l'Université Libre de Bruxelles pour réaliser une reconstruction virtuelle en trois dimensions du squelette. Ce travail a permis l'impression en trois dimensions du squelette complet par le Centre collectif de l'Industrie technologique belge (Sirris). Chaque ossement a été imprimé en résine de polyamide.Une première série d'ossements a été remontée par l'IRSNB afin de fournir un squelette complet et articulé du Néandertalien Spy II à l'Espace de l'Homme de Spy et une seconde a servi de base à la reconstitution de "Spyrou" par les frères Kennis.

Les Hommes de Spy sont les plus célèbres hommes fossiles de Belgique : découverts en 1886, à une époque où l'on ignorait tout des origines de l'homme (le squelette de Neandertal a été découvert en 1856), les découvertes ont permis de confirmer que les hommes fossiles différents de l'homme moderne avaient bien existé. Datés de - 40 000 ans environ, ils sont bien conservés et permettent, encore aujourd'hui, de nouvelles découvertes scientifiques.

La dame de Villers-Carbonnel
- par Christophe Defrance le 11/12/2011 @ 15:59
Découverte d'une vénus du Néolithique à Villers-Carbonnel. Les archéologues de l’INRAP qui fouillent le tracé du canal Seine-Nord-Europe ont découvert une statuette de Vénus datant du Néolithique, baptisée la Dame de Villers-Carbonnel du nom de la commune où est situé le site, sur la rive gauche de la Somme. Les archéologues ont dégagé deux vastes enceintes appartenant à la culture chasséenne (environ 4300-3600 avant notre ère) : la plus ancienne définit un espace de 6 hectares environ, délimité par un fossé et une palissade et une seconde, plus vaste (supérieure à 15 hectares) comportant également une palissade et ponctuée sur l'extérieur de tronçons de fossés, qui abritait bâtiment, fossés, trous de poteau, fours... Ils ont d'abord retrouvé des fragments de la statuette dans un four dont la voûte de terre s’est effondrée, puis, après remontage des fragments, la statuette s’est révélée entière.
 
Photo : D. Bossut (INRAP)
La statuette en pierre cuite, d'une hauteur de 21 cm, est modelée à partir d’une plaque d’argile rectangulaire. Ses hanches sont larges et accentuées ; les fesses proéminentes viennent amplifier le déséquilibre entre la partie inférieure du bassin et la taille étroite et fine. Les bras sont esquissés par deux bourrelets au niveau des épaules, mais ne sont pas réellement figurés, pas plus que les mains. Le sexe n’est pas représenté, mais les seins sont formés par l’ajout de deux petites boules de pâte légèrement étirées. La tête enfin, très stylisée et sans visage, est constituée d’un simple cône. Cette statuette féminine possède des lignes pures mais asymétriques, par exemple au niveau des seins et des jambes. Comme pour de nombreuses vénus préhistoriques, la statuette est stylisée, avec une forte abstraction de la représentation du corps féminin, marquée par la largeur des hanches et les seins.
Le caractère exceptionnel de la découverte tient à la fois à l'intégrité de la statuette et de la rareté des figurations féminines retrouvées au Néolithique moyen.
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Découverte d'une vénus du Néolithique à Villers-Carbonnel. Les archéologues de l’INRAP qui fouillent le tracé du canal Seine-Nord-Europe ont découvert une statuette de Vénus datant du Néolithique, baptisée la Dame de Villers-Carbonnel du nom de la commune où est situé le site, sur la rive gauche de la Somme. Les archéologues ont dégagé deux vastes enceintes appartenant à la culture chasséenne (environ 4300-3600 avant notre ère) : la plus ancienne définit un espace de 6 hectares environ, délimité par un fossé et une palissade et une seconde, plus vaste (supérieure à 15 hectares) comportant également une palissade et ponctuée sur l'extérieur de tronçons de fossés, qui abritait bâtiment, fossés, trous de poteau, fours... Ils ont d'abord retrouvé des fragments de la statuette dans un four dont la voûte de terre s’est effondrée, puis, après remontage des fragments, la statuette s’est révélée entière.
 
Photo : D. Bossut (INRAP)
La statuette en pierre cuite, d'une hauteur de 21 cm, est modelée à partir d’une plaque d’argile rectangulaire. Ses hanches sont larges et accentuées ; les fesses proéminentes viennent amplifier le déséquilibre entre la partie inférieure du bassin et la taille étroite et fine. Les bras sont esquissés par deux bourrelets au niveau des épaules, mais ne sont pas réellement figurés, pas plus que les mains. Le sexe n’est pas représenté, mais les seins sont formés par l’ajout de deux petites boules de pâte légèrement étirées. La tête enfin, très stylisée et sans visage, est constituée d’un simple cône. Cette statuette féminine possède des lignes pures mais asymétriques, par exemple au niveau des seins et des jambes. Comme pour de nombreuses vénus préhistoriques, la statuette est stylisée, avec une forte abstraction de la représentation du corps féminin, marquée par la largeur des hanches et les seins.
Le caractère exceptionnel de la découverte tient à la fois à l'intégrité de la statuette et de la rareté des figurations féminines retrouvées au Néolithique moyen.
Du nouveau sur Australopithecus sediba
- par Christophe Defrance le 11/09/2011 @ 12:39
Nouvelles publications sur Australopithecus sediba. Lee Berger, professeur à l’Université de Witwatersrand (Afrique du Sud) découvre en 2008 une clavicule fossilisée d’Homininé dans la région de Malapa, au nord de Johannesbourg, à proximité des sites de Sterkfontein et de Swartkrans. Les fouilles entreprises depuis lors ont permis de dégager plus de 220 ossements bien conservés appartenant à au moins cinq individus jeunes et adultes des deux sexes. Cette nouvelle espèce âgée de 1,98 millions d’années a été dénommée Australopithecus sediba. Une étude détaillée de ces fossiles, publiée dans Science, montre un mélange de caractères de grands singes , d'autres très humains et certains qualifiés de "mixtes".
La main d’A. sediba avait une pince très précise entre son pouce et son index (sans utiliser la paume) : son pouce est relativement long par rapport à ses doigts, et bien musclé, ce qui lui aurait permis une manipulation des objets compatible avec la fabrication d’outils, affirment les paléoanthropologues. Pour l’instant aucun outil n’a été retrouvé mais les fouilles se poursuivent à Malapa. Le poignet d’A. sediba est plus proche de celui de l’homme moderne que le poignet d’Homo habilis, selon les chercheurs. Cependant sa main possède aussi des caractères archaïques, comme cette flexion permettant de grimper facilement aux arbres.

Le bassin de l’australopithèque femelle de Malapa est en moins plat et plus large que celui de Lucy et davantage en forme de"coupe" comme celui des humains. L'évolution du bassin peut être corrélée avec celle de la taille du cerveau et donc du crâne des nouveau-nés. Mais le cerveau de A. sediba est du même volume que celui des autres australopithèques. Ici, ce serait plutôt les paramètres locomoteurs qui auraient influencés la modification de la forme du bassin : la bipédie est confirmée par l'orientation de la jambe et l'os de la cheville qui sont quasiment humains. Le pied a un talon étroit comme chez les grands singes mais possède une voûte plantaire et un tendon d’Achille plus proche de celui des Homo bipèdes. La démarche d’A. sediba sur deux pieds était sans doute différente de ce que l’on connaît jusqu’à présent et il devait utiliser deux modes de locomotion, la bipédie et la brachiation (déplacement dans les arbres).

Comparaison du bassin d'A. sediba avec celui d'A. africanus (Kibii & al, Science)
Des études menées au synchrotron de Grenoble ont permis d'obtenir une image précise à 90 microns près de l'intérieur du crâne de l'adolescent de Malapa : l'encéphale a un faible volume de 420 cc, avec un pôle frontal et un lobe olfactif élargis, proches de ceux des hommes, chez qui ils sont associés à des capacités cognitives, comme la planification. La réorganisation du cerveau suivant un modèle humain aurait été très précoce, précédant l’augmentation du volume cérébral.
En se basant sur cette combinaison de caractères, Lee Berger envisage une nouvelle hypothèse sur la phylogénie des Hominidés et l'origine du genre Homo :
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Nouvelles publications sur Australopithecus sediba. Lee Berger, professeur à l’Université de Witwatersrand (Afrique du Sud) découvre en 2008 une clavicule fossilisée d’Homininé dans la région de Malapa, au nord de Johannesbourg, à proximité des sites de Sterkfontein et de Swartkrans. Les fouilles entreprises depuis lors ont permis de dégager plus de 220 ossements bien conservés appartenant à au moins cinq individus jeunes et adultes des deux sexes. Cette nouvelle espèce âgée de 1,98 millions d’années a été dénommée Australopithecus sediba. Une étude détaillée de ces fossiles, publiée dans Science, montre un mélange de caractères de grands singes , d'autres très humains et certains qualifiés de "mixtes".
La main d’A. sediba avait une pince très précise entre son pouce et son index (sans utiliser la paume) : son pouce est relativement long par rapport à ses doigts, et bien musclé, ce qui lui aurait permis une manipulation des objets compatible avec la fabrication d’outils, affirment les paléoanthropologues. Pour l’instant aucun outil n’a été retrouvé mais les fouilles se poursuivent à Malapa. Le poignet d’A. sediba est plus proche de celui de l’homme moderne que le poignet d’Homo habilis, selon les chercheurs. Cependant sa main possède aussi des caractères archaïques, comme cette flexion permettant de grimper facilement aux arbres.

Le bassin de l’australopithèque femelle de Malapa est en moins plat et plus large que celui de Lucy et davantage en forme de"coupe" comme celui des humains. L'évolution du bassin peut être corrélée avec celle de la taille du cerveau et donc du crâne des nouveau-nés. Mais le cerveau de A. sediba est du même volume que celui des autres australopithèques. Ici, ce serait plutôt les paramètres locomoteurs qui auraient influencés la modification de la forme du bassin : la bipédie est confirmée par l'orientation de la jambe et l'os de la cheville qui sont quasiment humains. Le pied a un talon étroit comme chez les grands singes mais possède une voûte plantaire et un tendon d’Achille plus proche de celui des Homo bipèdes. La démarche d’A. sediba sur deux pieds était sans doute différente de ce que l’on connaît jusqu’à présent et il devait utiliser deux modes de locomotion, la bipédie et la brachiation (déplacement dans les arbres).

Comparaison du bassin d'A. sediba avec celui d'A. africanus (Kibii & al, Science)
Des études menées au synchrotron de Grenoble ont permis d'obtenir une image précise à 90 microns près de l'intérieur du crâne de l'adolescent de Malapa : l'encéphale a un faible volume de 420 cc, avec un pôle frontal et un lobe olfactif élargis, proches de ceux des hommes, chez qui ils sont associés à des capacités cognitives, comme la planification. La réorganisation du cerveau suivant un modèle humain aurait été très précoce, précédant l’augmentation du volume cérébral.
En se basant sur cette combinaison de caractères, Lee Berger envisage une nouvelle hypothèse sur la phylogénie des Hominidés et l'origine du genre Homo :

On a retrouvé une dent de l'Homme de Pékin
- par Christophe Defrance le 06/06/2011 @ 15:00
Des dents de l'Homme de Pékin retrouvées dans un musée en Suède. Per Ahlberg, Professeur en Biologie évolutive, et ses collègues de l'Université d'Uppsala, en Suède, ont récemment inventorié 40 cartons oubliés depuis des décennies dans un coin du Musée de l'Évolution de cette ville, et contenant divers fossiles de dinosaures et autres vertébrés collectés en Chine dans les années 1920. Et parmi ceux-ci, 4 dents appartenant à l'Homme de Pékin, dont la seule canine connue de cet Homininé (variété extrème oientale d' Homo erectus). Premiers scientifiques européens à se rendre en Chine au début du XX° siècle, les paléontologues suédois ont mené une série d'expéditions en collaboration avec leurs collègues chinois, mettant au jour un grand nombre de fossiles, dont beaucoup furent expédiés en Suède. Le Musée de l'Évolution d'Uppsala détient ainsi l'une des plus belles collections – hors Chine – de fossiles venant de ce pays, collection encore enrichie par la récente redécouverte. Ses responsables ont donc tout naturellement convié les spécialistes chinois de l'Institut de Paléontologie des Vertébrés et de Paléoanthropologie de Pékin à partager cette nouvelle (re)découverte.
Les différents fossiles de l'Homme de Pékin ramenés en Occident ont mystérieusement disparu pendant la seconde guerre mondiale. Ne subsistaient que 5 dents et quelques fragments crâniens trouvés dans les années 1950-1960 et conservés en Chine. Les dents retrouvées en Suède sont donc une source d'informations extrêmement précieuses. Selon le professeur Liu Wu, de l'Académie Chinoise des Sciences, cette canine est fracturée, mais bien conservée : l'analyse des traces d'usures sur cette dent, et les éventuels restes microscopiques issus de plantes, fourniront des renseignements sur le régime alimentaire de l'Homme de Pékin et, en complétant l'étude grâce aux autres éléments retrouvés dans la remise du musée d'Uppsala, de reconstituer son environnement.
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Des dents de l'Homme de Pékin retrouvées dans un musée en Suède. Per Ahlberg, Professeur en Biologie évolutive, et ses collègues de l'Université d'Uppsala, en Suède, ont récemment inventorié 40 cartons oubliés depuis des décennies dans un coin du Musée de l'Évolution de cette ville, et contenant divers fossiles de dinosaures et autres vertébrés collectés en Chine dans les années 1920. Et parmi ceux-ci, 4 dents appartenant à l'Homme de Pékin, dont la seule canine connue de cet Homininé (variété extrème oientale d' Homo erectus). Premiers scientifiques européens à se rendre en Chine au début du XX° siècle, les paléontologues suédois ont mené une série d'expéditions en collaboration avec leurs collègues chinois, mettant au jour un grand nombre de fossiles, dont beaucoup furent expédiés en Suède. Le Musée de l'Évolution d'Uppsala détient ainsi l'une des plus belles collections – hors Chine – de fossiles venant de ce pays, collection encore enrichie par la récente redécouverte. Ses responsables ont donc tout naturellement convié les spécialistes chinois de l'Institut de Paléontologie des Vertébrés et de Paléoanthropologie de Pékin à partager cette nouvelle (re)découverte.
Les différents fossiles de l'Homme de Pékin ramenés en Occident ont mystérieusement disparu pendant la seconde guerre mondiale. Ne subsistaient que 5 dents et quelques fragments crâniens trouvés dans les années 1950-1960 et conservés en Chine. Les dents retrouvées en Suède sont donc une source d'informations extrêmement précieuses. Selon le professeur Liu Wu, de l'Académie Chinoise des Sciences, cette canine est fracturée, mais bien conservée : l'analyse des traces d'usures sur cette dent, et les éventuels restes microscopiques issus de plantes, fourniront des renseignements sur le régime alimentaire de l'Homme de Pékin et, en complétant l'étude grâce aux autres éléments retrouvés dans la remise du musée d'Uppsala, de reconstituer son environnement. 
Du nouveau sur l'alimentation des Paranthropes.
- par Christophe Defrance le 04/05/2011 @ 19:06
Paranthropus boisei était majoritairement végétarien. Une étude publiée dans PNAS présente les résultats de l'analyse des restes de 24 dents différentes appartenant à 22 individus de l'espèce Paranthopus boisei ayant vécu entre 1.4 et 1.9 millions d’années sur différents sites du Kenya. L’étude a été menée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs, dirigée par le géochimiste Thure Cerling, et constituée de Kevin Uno (géologue, Université de l’Utah) mais également d’anthropologues (comme Meave Leakey et Emma Mbua), de paléontologues (Francis Kirera, Frederick Manthi). La première opération consiste à forer l’émail des dents fossilisées, dans les parties déjà cassées, afin d’en extraire la quantité de poudre nécessaire à l'analyse (2 milligrammes). Cette poudre est ensuite analysée chimiquement afin de déterminer le rapport des isotopes de carbone contenus dans l’émail dentaire : ce rapport est déterminé par le type d’aliment consommé majoritairement par un individu durant son existence. Ici, les scientifiques ont pu déterminer si Paranthropus boisei consommait plutôt des aliments issus de plantes utilisant la photosynthèse en C3 (comme les arbres, arbustes, noix, fruits…) ou ou en C4 (comme les graminées tropicales, carex…). Les résultats indiquent un régime alimentaire majoritairement constitué de plantes utilisant la photosynthèse C4 : la moyenne des 22 individus testés montre une proportion de 77% de graminées tropicales ou de carex (comme notre actuel papyrus), des pourcentages proches de ceux d'autres Mammifères ancêtres des zèbres, porcs, phacochères et hippopotames. Par contre, il ne correspond à aucun des autres Homininés, ni à celui de l’homme actuel (parmi les Primates, seule une espèce éteinte de Babouin herbivore présente des résultats comparables).
Les études précédentes, basées sur la morphologie de la mâchoire, la forme et la taille des dents ainsi que sur l’analyse des micro-traces au microscope électronique, et parfois sur une analyse chimique, laissaient supposer une alimentation majoritairement constituée de noix et de fruits à coques (d'où son surnom de "casse-noix") des Paranthropes. Les résultats de cette étude montrent que Paranthropus boisei avait un régime alimentaire différent, ce qui élargit la gamme des types d'alimentation possible pour la lignée humaine.

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Paranthropus boisei était majoritairement végétarien. Une étude publiée dans PNAS présente les résultats de l'analyse des restes de 24 dents différentes appartenant à 22 individus de l'espèce Paranthopus boisei ayant vécu entre 1.4 et 1.9 millions d’années sur différents sites du Kenya. L’étude a été menée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs, dirigée par le géochimiste Thure Cerling, et constituée de Kevin Uno (géologue, Université de l’Utah) mais également d’anthropologues (comme Meave Leakey et Emma Mbua), de paléontologues (Francis Kirera, Frederick Manthi). La première opération consiste à forer l’émail des dents fossilisées, dans les parties déjà cassées, afin d’en extraire la quantité de poudre nécessaire à l'analyse (2 milligrammes). Cette poudre est ensuite analysée chimiquement afin de déterminer le rapport des isotopes de carbone contenus dans l’émail dentaire : ce rapport est déterminé par le type d’aliment consommé majoritairement par un individu durant son existence. Ici, les scientifiques ont pu déterminer si Paranthropus boisei consommait plutôt des aliments issus de plantes utilisant la photosynthèse en C3 (comme les arbres, arbustes, noix, fruits…) ou ou en C4 (comme les graminées tropicales, carex…). Les résultats indiquent un régime alimentaire majoritairement constitué de plantes utilisant la photosynthèse C4 : la moyenne des 22 individus testés montre une proportion de 77% de graminées tropicales ou de carex (comme notre actuel papyrus), des pourcentages proches de ceux d'autres Mammifères ancêtres des zèbres, porcs, phacochères et hippopotames. Par contre, il ne correspond à aucun des autres Homininés, ni à celui de l’homme actuel (parmi les Primates, seule une espèce éteinte de Babouin herbivore présente des résultats comparables).
Les études précédentes, basées sur la morphologie de la mâchoire, la forme et la taille des dents ainsi que sur l’analyse des micro-traces au microscope électronique, et parfois sur une analyse chimique, laissaient supposer une alimentation majoritairement constituée de noix et de fruits à coques (d'où son surnom de "casse-noix") des Paranthropes. Les résultats de cette étude montrent que Paranthropus boisei avait un régime alimentaire différent, ce qui élargit la gamme des types d'alimentation possible pour la lignée humaine.
 
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