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hommes/naledi/hn_petit.jpgPremières datations d'Homo naledi  -  par CDefrance

Premières datation d'Homo naledi. Le Journal of Human Evolution d'août 2016 publie une étude basée sur une analyse bayésienne comparant les restes retrouvés à ceux d'autres espèces d'hominidés, qui attribue un âge vraisemblable de - 912 000 ans à Homo naledi. Cet âge indiquerait que les spécimens retrouvés appartiendraient bien au genre Homo et excluraient leur classification dans une variante de l'espèce Homo erectus. les chercheurs ont utilisé une supermatrice de caractères craniodentaires de différentes espèces d'Hominidés dont H. naledi, puis effectué une analyse bayésienne pour estimer les relations évolutives des différents fossiles. Les résultats appuient l'hypothèse que H. naledi forme un clade avec les autres espèces d'Homo et Australopithecus sediba. Les analyses sont plus ambigües sur la position d'H. Naledi à l'intérieur du clade : sur la base des données craniodentaires disponibles, Homo antecessor, homo erectus, Homo habilis, Homo floresiensis, Homo sapiens et Australopithecus sediba pourraient tous être le taxon soeur de Homo naledi.

Les résultats donnent un âge le plus probable pour Homo naledi de 912 000 ans ce qui est plus jeune que ce qui avait été envisagé au départ.

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Publié le 19/07/2016 ~ 16:50  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Divers/DAC_petit.JPGGrandPa numérique  -  par CDefrance

Reconstitution virtuelle du dernier ancêtre commun à l'Homme moderne et à l'Homme de Neandertal. Le paléoanthropologue Aurélien Mounier, du Centre Leverhulme pour l'évolution humaine (Université de Cambridge, Royaume Uni) a réussi à recréer virtuellement le crâne fossile du dernier ancêtre commun aux hommes modernes et aux néandertaliens. Pour obtenir le crâne de ce grand père numérique, il a combiné des méthodes de reconstitution en 3D et des techniques d'estimations statistiques d'une quinzaine de crânes fossiles du pléistocène à aujourd'hui (Homo anciens, Homo neanderthalensis et Homo sapiens) , pour lesquels il a dressé un catalogue de 797 points morphométriques. Il a ainsi pu reconstituer, avec un logiciel "à remonter le temps" appliqué à l'évolution du vivant, le Dernier Ancêtre Commun (DAC) il y a 400 000 ans, 700 000 ans et 1 million d'années. En comparant ces crânes virtuels aux fossiles existants, il apparaît que le modèle le plus plausible correspond à l'ancêtre de 700 000 ans.

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 Crâne numérisés d'un Homo sapiens (en haut) d'un Homme de Neandertal (en bas) et du DAC de - 700 000 ans

Le DAC a un front fuyant, un bourrelet sus orbitaire, une face avec un léger prognathisme, une mâchoire robuste : ces caractères persisteront chez l'Homme de Neandertal et disparaîtront chez l'homme moderne au profit d'une face et d'un front plat, d'une réduction de la mâchoire avec un menton. Un renflement à l'arière du crâne préfigure le "chignon" néandertalien. Il possède aussi des pommettes de type Homo sapiens qui annoncent les traits plus graciles que développeront les hommes modernes.

Le DAC ressemble beaucoup aux Homo heidelbergensis dont les premiers fossiles sont âgés d'environ - 700 000 ans en Afrique, qui ont colonisé l'Europe et qui persistent jusque - 300 000 ans environ en Asie. Cette population pourrait donc être la population ancestrale à partir de laquelle se sont développés, après scission, les hommes de Neandertal et les Homo sapiens.

Publié le 09/01/2016 ~ 18:11  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
hommes/naledi/icone.JPGUne découverte sensationnelle en Afrique du Sud ?  -  par CDefrance

Un nouveau dans le genre Homo ? Une équipe internationale de chercheurs dirigée par Lee Berger a annoncé la découverte de plus de 1500 ossements appartenant au moins à 15 individus différents, de tous âges et des deux sexes dans une caverne d'Afrique du Sud. Les caractéristiques squelettiques montrent une mosaïque de caractères ancestraux, de type Australopithèque, et de caractères dérivés proches d'Homo sapiens. Le problème majeur à résoudre est celui de la datation des fossiles, qui est difficile dans le contexte géologique de la "chambre de Dinaledi". Il se pourrait que cette accumulation d'ossements soit le témoignage d'un enfouissement volontaire et donc de pratiques funéraires qui seraient alors beaucoup plus anciennes que ce que l'on supposait jusqu'à présent.

Lire l'article ici.

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Publié le 13/09/2015 ~ 17:04  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
australo/deyiremeda/icone.jpgDécouverte d'un nouvel australopithèque  -  par CDefrance

Un nouvel australopithèque découvert en Ethiopie : Australopithecus deyiremeda.

la revue Nature du 28 mai 2015 publie la découverte d’Australopithecus deyiremeda, Agé de 3,4 millions d’années en Ethiopie, non loin de la région d'Hadar (où a été découverte la célèbre Lucy). Pour Yohannes Haile-Selassie et ses collègues du Muséum d’histoire naturelle de Cleveland et de l'université Case Western Reserve, la morphologie de ces ossements les rattache au genre des Australopithecus, mais permet de définir une espèce nouvelle, baptisée deyiremeda.

Lire l'article.

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Publié le 30/05/2015 ~ 15:04  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
La grotte Chauvet au patrimoine mondial de l'UNESCO  -  par GMichnik

La grotte Chauvet, découverte en 1994, recélant des peintures vieilles de 31 000 ans et préservée depuis 21 000 ans par un éboulement, très peu visitée et donc parfaitement conservée, fait enfin classée au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. A l'occasion de cet évènement, nous vous invitons à (re)découvrir l'article de Christophe Defrance à ce sujet!

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Publié le 22/06/2014 ~ 21:05  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
Nouvelles découvertes à Dmanisi  -  par CDefrance

Remise en question des différentes espèces d'Homo ? Après huit années d'étude, la publication des travaux (Science du 18 octobre 2103, vol. 342) de l'équipe internationale de scientifiques dirigée par David Lordkipanidze, un paleoanthropologiste du Georgian National Museum de Tbilisi (Georgie) sur la découverte d'un crâne complet âgé de 1,8 million d'années près de Dmanisi, soulève la possibilité que les différentes espèces d'Homo, H. habilisH. erectuset H. rudolfensis ne seraient pas distinctes, mais ne représenteraient que des variations au sein d'une seule et même grande espèce.

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Le crâne D4500

 

Ce nouveau crâne est bien préservé et présente une combinaison de caractéristiques qui n'avaient pas encore été observées ensemble sur un même fossile d'Homo ancien : une faible capacité crânienne de 546 cm3 (similaire à celle d'Homo habilis), une face allongée semblable à celle des Homo erectus récents, un bourrelet sus-orbital et de larges dents aux proportions voisines de celles d'Homo rudolfensis


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Skull 5 : association du crâne D4500 et de sa mandibule D2600

 

Le site de Dmanisi avait déjà livré, cinq ans auparavant, la mâchoire correspondant à ce crâne. Ses caractéristiques indiquent qu'il s'agirait d'un mâle. Elle avait été attribuée à l'espèce Homo georgicus. Son âge (-1.8 Ma) en fait le plus ancien Homininé découvert en dehors du continent africain.
Toujours sur le même site,  quatre autres crânes appartenant à des individus différents, ainsi que divers fossiles animaux et végétaux, et quelques outils de pierre ont également été mis à jour. Le fait que ces différents fossiles se trouvent tous au même endroit et datent de la même période a permis de comparer les traits physiques de plusieurs Homininés qui ont coexisté.

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Les cinq crânes découverts à Dmanisi


Les résultats de la comparaison des différents individus de Dmanisi entre eux et avec d'autres fossiles d'homininés africains (remontant à 2,4 millions d'années) ou découverts en Asie ou en Europe (âgés de 1,8 à 1,2 million d'années) soulèvent des controverses parmi la communauté scientifique. Pour les auteurs de la découverte, la combinaison des caractéristiques observées sur le crâne laisse supposer que toutes les espèces décrites précédemment ne seraient en fait que des représentants d'une seule et même espèce et que les différences constatées ne seraient que le résultat de la variabilité individuelle. On observe de telles différences morphologiques parmi les groupes d'humains ou de chimpanzés actuels.
D'autres, comme Bernard Wood, professeur à l'Université George Washington, sont plus sceptiques et remettent en question la méthode retenue par les auteurs en affirmant qu'elle ne prend pas en compte d'autres différences importantes entre les spécimens, entre autres les mandibules. Pour lui, il s'agirait d'une nouvelle espèce d'Homininés.

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Publié le 20/06/2014 ~ 12:13  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
paranthropes/zinj/Pboisei_petit.jpgDernières découvertes sur Paranthropus boisei  -  par CDefrance

Premier squelette partiel de Paranthropus boisei découvert à Olduvai. Le journal Plos One du 5 décembre 2013 publie un article sur la découverte d'un squelette partiel de Paranthropus boisei daté de 1.34 millions d'années dans le niveau 4 la couche BK ( (Bell's Korongo), Bed II de la gorge d'Olduvai en Tanzanie. Découvert lors de fouilles menées en 2010/2011 puis étudié par une équipe internationale de chercheurs américains, tanzaniens et espagnols dirigée par Manuel Dominguez-Rodrigo.le squelette comprend 9 dents, un fragment distal d'humérus, un fragment proximal du radius avec une grande partie de sa diaphyse, un fragment du fémur et du tibia (catalogué collectivement comme OH 80).

The_right_femur_OH_80-12_left_side_of_image_and_right_radius_OH_80-11_right_side_of_image_of_the_OH_80_hominin_from_Level_4_at_the_BK_site.pngOH36.png
Fragments du fémur et du radius droit (à gauche) et Ulna comparée au radius (à droite) -  Photographies de Mario Torquemada


Avant cette découverte, Paranthropus boisei était surtout connu par son crâne (dont le célèbre Zinj ) et sa mâchoire. Les différents os suggèrent une locomotion bipède avec des comportements arboricoles. Ils montrent également que cette espèce était encore plus robuste que ce que l'on imaginait. Les dents confirment un régime alimentaire omnivore avec une préférence pour les aliments végétaux.

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Les différentes dents représentées dans leur position anatomique sur l'arcade dentaire.
Photographies par J Trueba and MJ Ortega ; composition by JL Heaton
Publié le 20/06/2014 ~ 12:07  - aucun commentaire aucun commentaire - Voir? Ajouter le vôtre ?   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut
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