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hommes/naledi/hn_petit.jpgPremières datations d'Homo naledi - par CDefrance le 19/07/2016 ~ 16:39

Le Journal of Human Evolution d'août 2016 publie une étude basée sur une analyse bayésienne comparant les restes retrouvés à ceux d'autres espèces d'hominidés, qui attribue un âge vraisemblable de - 912 000 ans à Homo naledi. Cet âge indiquerait que les spécimens retrouvés appartiendraient bien au genre Homo et excluraient leur classification dans une variante de l'espèce Homo erectus. les chercheurs ont utilisé une supermatrice de caractères craniodentaires de différentes espèces d'Hominidés dont H. naledi, puis effectué une analyse bayésienne pour estimer les relations évolutives des différents fossiles. Les résultats appuient l'hypothèse que H. naledi forme un clade avec les autres espèces d'Homo et Australopithecus sediba. Les analyses sont plus ambigües sur la position d'H. Naledi à l'intérieur du clade : sur la base des données craniodentaires disponibles, Homo antecessor, homo erectus, Homo habilis, Homo floresiensis, Homo sapiens et Australopithecus sediba pourraient tous être le taxon soeur de Homo naledi.

Les résultats donnent un âge le plus probable pour Homo naledi de 912 000 ans ce qui est plus jeune que ce qui avait été envisagé au départ.

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Divers/grandpa_petit.jpgGrandPa numérique - par CDefrance le 09/01/2016 ~ 18:02

Reconstitution virtuelle du dernier ancêtre commun à l'Homme moderne et à l'Homme de Neandertal. Le paléoanthropologue Aurélien Mounier, du Centre Leverhulme pour l'évolution humaine (Université de Cambridge, Royaume Uni) a réussi à recréer virtuellement le crâne fossile du dernier ancêtre commun aux hommes modernes et aux néandertaliens. Pour obtenir le crâne de ce grand père numérique, il a combiné des méthodes de reconstitution en 3D et des techniques d'estimations statistiques d'une quinzaine de crânes fossiles du pléistocène à aujourd'hui (Homo anciens, Homo neanderthalensis et Homo sapiens) , pour lesquels il a dressé un catalogue de 797 points morphométriques. Il a ainsi pu reconstituer, avec un logiciel "à remonter le temps" appliqué à l'évolution du vivant, le Dernier Ancêtre Commun (DAC) il y a 400 000 ans, 700 000 ans et 1 million d'années. En comparant ces crânes virtuels aux fossiles existants, il apparaît que le modèle le plus plausible correspond à l'ancêtre de 700 000 ans.

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 Crâne numérisés d'un Homo sapiens (en haut) d'un Homme de Neandertal (en bas) et du DAC de - 700 000 ans

Le DAC a un front fuyant, un bourrelet sus orbitaire, une face avec un léger prognathisme, une mâchoire robuste : ces caractères persisteront chez l'Homme de Neandertal et disparaîtront chez l'homme moderne au profit d'une face et d'un front plat, d'une réduction de la mâchoire avec un menton. Un renflement à l'arière du crâne préfigure le "chignon" néandertalien. Il possède aussi des pommettes de type Homo sapiens qui annoncent les traits plus graciles que développeront les hommes modernes.

Le DAC ressemble beaucoup aux Homo heidelbergensis dont les premiers fossiles sont âgés d'environ - 700 000 ans en Afrique, qui ont colonisé l'Europe et qui persistent jusque - 300 000 ans environ en Asie. Cette population pourrait donc être la population ancestrale à partir de laquelle se sont développés, après scission, les hommes de Neandertal et les Homo sapiens.


hommes/naledi/icone.JPGDécouverte d'un nouvel Hominidé en Afrique du Sud : Homo naledi - par CDefrance le 13/09/2015 ~ 17:01

Un nouveau dans le genre Homo ? Une équipe internationale de chercheurs dirigée par Lee Berger a annoncé la découverte de plus de 1500 ossements appartenant au moins à 15 individus différents, de tous âges et des deux sexes dans une caverne d'Afrique du Sud. Les caractéristiques squelettiques montrent une mosaïque de caractères ancestraux, de type Australopithèque, et de caractères dérivés proches d'Homo sapiens. Le problème majeur à résoudre est celui de la datation des fossiles, qui est difficile dans le contexte géologique de la "chambre de Dinaledi". Il se pourrait que cette accumulation d'ossements soit le témoignage d'un enfouissement volontaire et donc de pratiques funéraires qui seraient alors beaucoup plus anciennes que ce que l'on supposait jusqu'à présent.

Lire l'article ici.

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australo/deyiremeda/icone.jpgDécouverte d'un nouvel australopithèque - par CDefrance le 29/05/2015 ~ 18:14

Un nouvel australopithèque découvert en Ethiopie : Australopithecus deyiremeda.

la revue Nature du 28 mai 2015 publie la découverte d’Australopithecus deyiremeda, Agé de 3,4 millions d’années en Ethiopie, non loin de la région d'Hadar (où a été découverte la célèbre Lucy). Pour Yohannes Haile-Selassie et ses collègues du Muséum d’histoire naturelle de Cleveland et de l'université Case Western Reserve, la morphologie de ces ossements les rattache au genre des Australopithecus, mais permet de définir une espèce nouvelle, baptisée deyiremeda.

Lire l'article.

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Mise à jour du site - par GMichnik le 20/06/2014 ~ 11:34

Le site vient d'être mis à jour. Le décor changera fort probablement d'ici peu. Désolé pour les désagréments occasionnés.


paranthropes/zinj/petit.jpgNouvelles découvertes de Paranthropus boisei - par Christophe_Defrance le 14/12/2013 ~ 11:29
Premier squelette partiel de Paranthropus boisei découvert à Olduvai. Le journal Plos One du 5 décembre 2013 publie un article sur la découverte d'un squelette partiel de Paranthropus boisei daté de 1.34 millions d'années dans le niveau 4 la couche BK ( (Bell's Korongo), Bed II de la gorge d'Olduvai en Tanzanie. Découvert lors de fouilles menées en 2010/2011 puis étudié par une équipe internationale de chercheurs américains, tanzaniens et espagnols dirigée par Manuel Dominguez-Rodrigo.le squelette comprend 9 dents, un fragment distal d'humérus, un fragment proximal du radius avec une grande partie de sa diaphyse, un fragment du fémur et du tibia (catalogué collectivement comme OH 80).

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Fragments du fémur et du radius droit (à gauche) et Ulna comparée au radius (à droite) -  Photographies de Mario Torquemada

Avant cette découverte,
Paranthropus boisei était surtout connu par son crâne (dont le célèbre Zinj ) et sa mâchoire. Les différents os suggèrent une locomotion bipède avec des comportements arboricoles. Ils montrent également que cette espèce était encore plus robuste que ce que l'on imaginait. Les dents confirment un régime alimentaire omnivore avec une préférence pour les aliments végétaux.

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Les différentes dents représentées dans leur position anatomique sur l'arcade dentaire.
Photographies par J Trueba and MJ Ortega ; composition by JL Heaton

culture/hommelion_petit.jpgNouvelle reconstitution de l'homme-lion - par Christophe_Defrance le 16/11/2013 ~ 14:43
Une nouvelle reconstitution de la statuette de l'Homme-Lion. Lors des fouilles dans la grotte de Hohlenstein Stadel (Bade Wurtemberg, Allemagne), où avaient été découverts en 1939 plusieurs fragments d'une statuette représentant un être hybride avec un corps humain et une tête de lion, de nouveaux restes ont été mis à jour : des fragments du dos et du bras droit. Une première reconstitution avait été réalisée en 1997/1998, les nouvelles découvertes ont permis une reconstitution plus précise de l'ensemble de la statuette, qui gagne ainsi en hauteur : de 29.6 cm de haut, elle passe ainsi à 31.1 cm. La statuette est en ivoire de mammouth, son âge est estimé à 35000 ans (Aurignacien). Cette statuette unifie des attributs humains et ceux propres à l’animal : l’aspect animal est exprimée par la tête de lion, le corps longitudinal et les bras en forme de pattes. Le côté humain est mis en évidence par les jambes et les pieds ainsi que par le fait que cet être soit représenté debout. La nature fragmentaire de la statuette ne nous permet pas d’en déterminer le sexe.

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hommes/georgicus/dmanisi_petit.jpgNouvelles découvertes à Dmanisi - par Christophe_Defrance le 19/10/2013 ~ 11:45
Remise en question des différentes espèces d'Homo ? Après huit années d'étude, la publication des travaux (Science du 18 octobre 2103, vol. 342) de l'équipe internationale de scientifiques dirigée par David Lordkipanidze, un paleoanthropologiste du Georgian National Museum de Tbilisi (Georgie) sur la découverte d'un crâne complet âgé de 1,8 million d'années près de Dmanisi, soulève la possibilité que les différentes espèces d'Homo, H. habilis, H. erectus, et H. rudolfensis ne seraient pas distinctes, mais ne représenteraient que des variations au sein d'une seule et même grande espèce.

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Le crâne D4500

Ce nouveau crâne est bien préservé et présente une combinaison de caractéristiques qui n'avaient pas encore été observées ensemble sur un même fossile d'Homo ancien : une faible capacité crânienne de 546 cm3 (similaire à celle d'Homo habilis), une face allongée semblable à celle des Homo erectus récents, un bourrelet sus-orbital et de larges dents aux proportions voisines de celles d'Homo rudolfensis

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Skull 5 : association du crâne D4500 et de sa mandibule D2600

Le site de Dmanisi avait déjà livré, cinq ans auparavant, la mâchoire correspondant à ce crâne. Ses caractéristiques indiquent qu'il s'agirait d'un mâle. Elle avait été attribuée à l'espèce Homo georgicus. Son âge (-1.8 Ma) en fait le plus ancien Homininé découvert en dehors du continent africain.
Toujours sur le même site,  quatre autres crânes appartenant à des individus différents, ainsi que divers fossiles animaux et végétaux, et quelques outils de pierre ont également été mis à jour. Le fait que ces différents fossiles se trouvent tous au même endroit et datent de la même période a permis de comparer les traits physiques de plusieurs Homininés qui ont coexisté.


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Les cinq crânes découverts à Dmanisi


Les résultats de la comparaison des différents individus de Dmanisi entre eux et avec d'autres fossiles d'homininés africains (remontant à 2,4 millions d'années) ou découverts en Asie ou en Europe (âgés de 1,8 à 1,2 million d'années) soulèvent des controverses parmi la communauté scientifique. Pour les auteurs de la découverte, la combinaison des caractéristiques observées sur le crâne laisse supposer que toutes les espèces décrites précédemment ne seraient en fait que des représentants d'une seule et même espèce et que les différences constatées ne seraient que le résultat de la variabilité individuelle. On observe de telles différences morphologiques parmi les groupes d'humains ou de chimpanzés actuels.
D'autres, comme Bernard Wood, professeur à l'Université George Washington, sont plus sceptiques et remettent en question la méthode retenue par les auteurs en affirmant qu'elle ne prend pas en compte d'autres différences importantes entre les spécimens, entre autres les mandibules. Pour lui, il s'agirait d'une nouvelle espèce d'Homininés.


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australo/sediba/sediba_vignette.jpgDu nouveau sur Australopithecus sediba - par Christophe_Defrance le 05/05/2013 ~ 10:50
Nouvelles publications sur Australopithecus sediba. La revue Science a publié dans son numéro du 6 avril 2013 six articles présentant les résultats des études menées par une équipe internationale de scientifiques de l'ESI (Evolutionary Studies Institute), de l'université de  Witwatersrand (Wits) en collaboration avec une quinzaine d'autres institutions. Leurs travaux portent sur les restes d'Australopithecus sediba, découverts sur le site de Malapa, situé au nord-ouest de Johannesburg (Afrique du Sud), qui a livré plus de 220 ossements appartenant à 5 individus différents, dont des restes de bébés, d’adolescents et d’adultes. Les nouvelles analyses ont été menées sur les fossiles de deux d’entre eux (MH1 et MH2) dont l’âge est estimé entre - 1.977  et -1,980 million d’années.

 
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Le sacrum d'Australopithecus sediba

C’est la première étude à analyser des éléments de la région cervicale, thoracique, lombaire et sacrée de la colonne vertébrale de cet hominidé.  Elle  révèle que si Australopithecus sediba possédait  une courbure lombaire de type humain, elle était fonctionnellement plus longue et plus souple que celle de l'homme moderne. "Ils marchaient probablement d'une manière que nous pourrions trouver étrange –, une forme de compromis de bipédie montrant que cet hominidé devait encore en partie grimper aux arbres, explique le Dr Williams de l'Université de New York.


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Reconstitution de la partie supérieure du corps d'Australopithecus sediba - Côtes

Le fossile de la femelle adulte est le premier squelette d’un hominidé présentant une région thoracique terminale intacte, ce qui fournit des informations essentielles sur les transitions au niveau des disques intervertébraux et, par là-même, sur la mobilité lombaire. Sa colonne vertébrale  avait probablement le même nombre de vertèbres que la notre, mais différait toutefois sur un point précis de sa configuration : la transition entre les faces articulaires intervertébrales se situait plus haut dans la colonne vertébrale qu’elle ne l’est normalement chez un homme moderne.  Associé à d’autres caractéristiques, une région lombaire fonctionnellement plus longue permet une souplesse plus importante de la colonne vertébrale chez Australopithecus sediba, par rapport à celle de l'homme moderne.
En outre, les indicateurs morphologiques de forte courbure lombaire suggèrent qu’Australopithecus sediba a évolué sur ce point par rapport à
Australopithecus africanus
qui vivait il y a 3,03 et 2,04 millions d'années, et est donc plus proche du squelette de l'Homo erectus de Nariokotome.
«Par-dessus tous, les fossiles fournissent un éclairage sans précédent sur l'anatomie et la position phylogénétique d’un tout premier ancêtre de l'homme moderne", a déclaré le professeur Lee Berger, chef de projet au Wits Evolutionary Studies Institute. Cet examen d’un grand nombre d’éléments associés, souvent complets et non déformés, nous donne l’aperçu d’une espèce d'Hominindés dont l’anatomie paraît une mosaïque, et qui présente une série de complexes fonctionnels qui sont différents de ce qu’on pouvait prévoir à la fois pour les autres australopithèques, et pour les premiers Homo.
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La mâchoire inférieure de la jeune femelle et la dentition du jeune mâle

Une autre partie de l'étude a porté sur la mâchoire et les dents d'Australopithecus sediba : la comparaison avec les autres espèces d'australopithèques et les différents formes du genre Homo laissent apparaître un grand nombre de similitudes avec Homo et traduisent donc une grande proximité entre les deux formes.
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hommes/rudolfensis/nature_rudolf.jpgDu nouveau sur les premiers Homo - par Christophe_Defrance le 14/08/2012 ~ 16:58
Découverte de nouveaux restes d'Homo. Une étude publiée dans Nature le 08/08/2012 par Meave Leakey et ses collaborateurs présente l'analyse de différents fossiles présentant des similitudes avec Homo rudolfensis et confirme la présence de représentants du genre Homo vers -2MA. Découvert en 1972 sur le site de Koobi Fora au Kenya, le crâne KNM-ER-1470 a été attribué à une nouvelle espèce, Homo rudolfensis par Richard Leakey. Les trois nouveaux fossiles, découverts entre 2007 et 2009 par l'équipe de scientifiques dirigée par Meave et Louise Leakey, dans la même région, sont le crâne bien conservé d'un adolescent (KNM-ER-62000), une mâchoire pratiquement complète (KNM-ER-60000) et une partie de mandibule inférieure.

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Assemblage du crâne KNM-ER-1470 et de KNM-ER-60000 et 62000

Datés entre -1.95 et -1.83 MA, ces fossiles confirment qu'Homo rudolfensis n'était pas un individu isolé et apportent des renseignements complémentaires, sur la mâchoire inférieure et les dents en particulier. Ces trois fossiles sont anatomiquement proches de KNM-ER-1470, mais l'équipe Leakey se refuse à les attribuer à telle ou telle espèce humaine existante ou à créer. Fred Spoor, qui dirige le laboratoire d'analyse, déclare que ces découvertes démontrent que l'Afrique de l'Est, il y 2 MA, était "un endroit encombré, peuplé de plusieurs espèces" qui avaient des régimes alimentaires différents.
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KNM-ER-62000 et KNM-ER-60000

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