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hommesrecents/heidelberg/arago_119_petit.jpgDécouverte d'une mandibule d'Homo heidelbergensis à Tautavel - par Christophe_Defrance le 12/07/2008 ~ 08:45

Découverte d’une mandibule d’Homo heidelbergensis à Tautavel. Le Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel ( Roussillon ) a mis à jour, dans la Caune de l’Arago, une nouvelle mandibule humaine anté-néandertalienne : Arago 119. Elle a été découverte le 19 juin 2008 par Audrey Lee, qui participait à un stage de fouilles, et entièrement dégagée le 9 juillet. Elle est située sur le sol d’occupation d’un campement de chasseurs acheuléens daté de - 450 000 ans. Marie-Antoinette de Lumley, qui dirige les fouilles sur le site depuis 1964 avec son époux, le professeur Henry de Lumley, a sorti la mandibule de terre et l'a ensuite présentée au public (voir la vidéo) .

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La mandibule Arago 119 - Marie-Antoinette et Henry de Lumley

Il s'agit d'une mandibule partielle avec deux dents, traduisant un appareil masticateur puissant. C’est le 119ème reste humain découvert sur le site et la quatrième mandibule (après Arago 2, 13, 89). Elle est attribuée à une femelle de l'espèce Homo heidelbergensis, âgée de 30 ans (âge très avancé à cette époque). Son étude permettra de mieux connaître la variabilité de ces anciens habitants de l’Europe. "C'est une découverte très importante, car il y a très peu de mandibules découvertes jusqu'à présent en Europe. Moins de 10 mandibules antérieures à 400.000 ans ont jusqu'ici été découvertes", a déclaré le professeur Henry de Lumley. Ces hommes, qui ne maîtrisaient pas encore le feu, consommaient cru le produit de leur chasse : cheval, bison, rhinocéros, renne ou bœuf musqué … qui occupaient le littoral méditerranéen pendant cette longue période glaciaire (tramontane soufflant jusqu'à 130 km/h et température de 8°C en moyenne). Cette mandibule se situe dans un dépôt de boucherie, ce qui suggère un cannibalisme rituel (consommation de la langue ?), comme le traduit l'examen des 110 ossements humains découverts jusqu'ici dans la grotte : pas un seul squelette entier, pas de côtes ni de vertèbres, uniquement des crânes ou des morceaux de crânes, quelques vestiges de fémurs ou de tibias. Il y a donc eu sélection des os.


hommes/erectus/mandibule_maroc.jpgDécouverte d'un Homo erectus au Maroc - par Christophe_Defrance le 02/07/2008 ~ 21:30

Découverte d'un Homo erectus de 500 000 ans au Maroc. Une mandibule complète d'Homo erectus a été mise à jour par une équipe franco-marocaine, co-dirigée par Jean-Paul Raynal, (CNRS) le 15 mai 2008 sur le site de la carrière Thomas I à Casablanca. Le site Thomas I avait déjà livré de nombreux restes fossiles : une hémi-mandibule trouvée en dehors de tout contexte scientifique en 1969, quatre dents humaines d’Homo erectus ( trois prémolaires et une incisive ), dont une a été datée directement de 500 000 ans avant notre ère, exhumées en 1994, 1995 et 2005. 

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La mandibule découverte ( Photographie Jean-Paul Raynal - CNRS )

La mandibule découverte présente des caractères semblables à l'hémi-mandibule trouvée en 1969 mais diffère par certains caractères des machoires retrouvées en 1963 en Algérie, sur le site de Tighenif, et qui avaient été attribuées à une nouvelle variété d'Homo erectus : Homo mauritanus ( dont l'âge est estimé à environ – 700 000 ans ). Des outils de pierre taillée, caractéristiques de l’Acheuléen et de nombreux restes d’animaux ( babouins, gazelles, équidés, ours, rhinocéros, éléphants...) ainsi que d’abondants micromammifères ont été découverts, ce qui a permis la datation relative. L'âge estimé est supérieur à 500 000 ans, ce qui en fait le plus ancien homininé retrouvé au Maroc. D'autres méthodes de datation seront employées pour affiner la chronologie. L'étude des fossiles permettra aussi la reconstitution de la faune et de l'environnement dans lequel vivait cet Homo erectus. La découverte permettra également de préciser les migrations humaines de l'époque et le peuplement de l'Afrique du Nord. .


culture/mesolithique/inrap.jpgDécouverte d'un site mésolithique à Paris - par Christophe_Defrance le 02/07/2008 ~ 21:23

Découverte du plus ancien site de peuplement à Paris. L'INRAP ( Institut National de Recherches Archéologiques Préventives ) a signalé le 25 juin 2008 la découverte d'un site de peuplement remontant à plus de 5.000 ans avant notre ère ( ce qui donne un âge de - 7000 ans environ correspondant au Mésolithique ) dans le XVe arrondissement de Paris, près de la Seine. La zone étudiée ( environ 5.000 m2 ) est située entre le boulevard périphérique et la commune d'Issy-les-Moulineaux ( Hauts-de-Seine ). La découverte a été faite à l'occasion de la construction d'un centre de collecte sélective des déchets de l'agglomération parisienne. Un grand nombre d'outils ( flèches en silex de 1 à 3 cm, percuteur en grès servant à débiter les lamelles de silex, grattoirs pour le travail des peaux ), des restes de foyer et des os d'animaux chassés ont été mis à jour. Le seul autre site du Mésolithique en Ile-de-France connu auparavant se trouve à Rueil-Malmaison.

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Le chantier de fouilles - Pointe de flèche en silex et percuteur en grès ( photographies Denis Gliksman / INRAP )

Le foyer témoigne d'un d'un bivouac. La responsable des fouilles, Bénédicte Souffi, pense que le site a été occupé à plusieurs reprises par des nomades qui venaient à cet endroit se procurer le silex des alluvions de la Seine. Ces chasseurs-cueilleurs taillaient sur place les pointes de flèche, qu'ils fixaient ensuite à l'aide d'une résine à une hampe de bois. Les populations du Mésolithique ont vécu pendant une période inter-glaciaire, après la disparition du mammouth et du renne, dans un paysage de forêt tempéré : les fragments d'os permettront de dater les différentes périodes d'occupation et de déterminer les espèces chassées ( cerf, sanglier, chevreuil… ) et les charbons trouvés dans le foyer fourniront des informations sur la végétation de la région à cette période. Le limon de la Seine qui a rapidement recouvert le gisement, puis par les remblais de 2 mètres de haut mis en place au XVIIIe et XIXe siècle pour protéger Paris des crues de la Seine, ont permis la conservation exeptionnelle du site.

Le SYCTOM a mis en ligne un document présentant la découverte. Il est téléchageable à l'adresse suivante : http://www.syctom-paris.fr/pdf/doc/inrapparisxv.pdf 


australo/orrorin/femur_petit.jpgConfirmation de la bipédie d'Orrorin - par Christophe_Defrance le 11/04/2008 ~ 16:57

Le fémur d'Orrorin est bien celui d'un bipède. La revue Science du 21/03/2008 publie une étude du fémur d'Orrorin tugenensis, le plus ancien homininé ( -6 millions d’années ) dont on a retrouvé cette partie du squelette (seuls les 2/3 supérieurs ont été conservés). La comparaison de la forme du fémur avec celles des grands singes, d'hommes actuels de différentes tailles et d’Australopithèques a été réalisée par William Junger (Stony Brook University) et Brian Richmond (Georges Washington University). Une analyse multidimensionnelle des ossements a été pratiquée pour déterminer quel type de bipédie pratiquait le jeune adulte de l'espèce Orrorin tugenensis. L'épaisseur des articulations et les rapports entre les différentes parties du fémur ont permis à Brian Richmond d'affirmer lors d'une interview "... la structure et la forme du fémur d'Orrorin montrent une forte ressemblance de sa cuisse avec les autres homininés, ou ancêtres de l'homme... et cela n'a rien à voir avec celles des grands singes actuels, ou de leurs ancêtres...Nous savons maintenant que cette cuisse (celle d'Orrorin, ndlr) était adaptée à une marche debout... sur deux jambes, et cela, il y a 6 millions d'années". Cette étude permet de confirmer que la lignée humaine a divergée de celle des grands singes il y a plus de 7 millions d'années et que, déjà à cette époque, nos ancêtres avaient adopté une locomotion bipéde. D'autre part, l'analyse effectuée sur les fémurs n'a pas permis de trouver des liens phylogénétiques entre Orrorin et le genre Homo.


hommesrecents/antecessor/antecessor_petit2.jpgDécouverte du plus vieil homininé en Europe de l'ouest - par Christophe_Defrance le 11/04/2008 ~ 16:16

Découverte d'un Homo antecessor de 1,2 MA en Espagne. Les équipes dirigées par Juan Arsuaga et Eduald Carbonnel (Institut Catalan de Paleontologie Humaine et Université Rovila y Virgili de Tarragone), viennent de publier dans la revue Nature (mars 2008) un article relatant la découverte à Atapuerca, dans "la Sima del Elefant" (la grotte de l'Eléphant) au nord de l'Espagne, d'un petit fragment de mâchoire d'homininé comportant quelques dents. La datation  relative, possible grâce aux outils de pierre et ossements d'animaux trouvés à proximité, ainsi que le paléo-magnétisme donnent un âge compris entre -1,1 et -1,2 million d'années, ce qui constitue les plus anciennes traces d’un représentant du genre Homo en Europe occidentale. 7 dents sont encore enchâssées sur le morceau de mâchoire et une huitième dent isolée avait également été retrouvée auparavant ( lire la nouvelle correspondante ).

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Les chercheurs ont également dégagé sur le site des outils de pierre et des ossements d'animaux présentant des traces de découpe. La taille réduite de la mâchoire laisse supposer qu’il s’agit d’une femelle, appartenant probablement à l'espèce Homo antecessor identifiée en 1997 sur un autre site d'Atapuerca et datée jusqu'à présent de -800 000 ans. La nouvelle découverte recule donc de 400 000 ans l'arrivée de ces homininés dans la péninsule ibérique. Cet âge avancé montre bien que la colonisation de l'Europe s'est effectuée très régulièrement et très tôt : le genre Homo a donc migré hors d’Afrique, sûrement en plusieurs vagues, à la conquête de l'Europe, en explorant aussi bien la partie extrême Est (Homo georgicus, âgé de –1,7 MA) que extrême ouest (Homo antecessor).


culture/magdalenien/rocauxsorcier_petit.jpgOuverture du "Lascaux de la sculpture" - par Christophe_Defrance le 19/03/2008 ~ 18:46

Présentation de sculptures magdaléniennes dans le centre d'interprétation du Roc-aux-Sorciers, à Angles-sur-l'Anglin ( dans la Vienne, à 50 km de Poitiers ). Dans les années 1950, une frise sculptée dans la roche fut découverte sur le site du "Roc-aux-Sorciers", un abri rocheux orienté plein sud, par Suzanne de Saint-Mathurin et Dorothy Garrod. Sculptée dans la roche même, cette frise représente des animaux et des humains. Elle est composée de bisons, de chevaux, de bouquetins, de félins, de corps de femmes, sans tête ni pieds, appelées Vénus, de visages humains sur une longueur d'une cinquantaine de mètres. Pour des raisons de préservation, le lieu de la découverte, surnommé le "Lascaux de la sculpture", a été interdit au public.

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La frise du Roc-aux-Sorcier et la reconstitution

Une reconstitution de cette frise, couplée à un spectacle multimédia, vient de s'ouvrir et permettra aux visiteurs de découvrir les différentes hypothèses sur l'interprétation scientifique de ce site. Ces sculptures sont l'oeuvre des Magdaléniens, une population d'Homo sapiens qui vivait dans cette région durant la dernière période glaciaire, il y a environ 15000 ans. Site internet : http://www.roc-aux-sorciers.com/ 


hommesrecents/sapiens/tianyuan_petit.jpgDécouverte d'un fossile d'Homo sapiens dans la grotte de Tianyuan - par Christophe_Defrance le 04/03/2008 ~ 13:44
Découverte de l'Homme de Tianyuan ( - 40 000 ans ) : l'interprétation des 34 fragments d'ossements du squelette d'un Homo sapiens découverts en 2003 dans une grotte de Tianyuan à Zhoukoudian, près de Pékin, a été publiée dans PNAS (Proceding of the National Academy of Sciences journal) par Hong Shang, du service de recherche paléoanthropologique de l’Académie chinoise des Sciences et ses collègues. Et ce qu'ils révèlent pourrait amener les paléoanthropologues à revoir la théorie de dispersion de l'homme moderne venant d'Afrique. 
Les ossements, une mandibule, des dents, un fémur et un tibia, possèdent des caractéristiques correspondant à celles des Homo sapiens modernes, et une minorité de traits qui s’apparentent davantage à des hommes plus primitifs, notamment les dents. Ces dents ont par ailleurs permis d’estimer l’âge de sa mort entre 40 et 50 ans. Plusieurs dents étaient manquantes ce qui n'est pas étonnant vu l'âge du défunt. A noter que l'absence de restes du bassin empêche toute étude pour déterminer le sexe du squelette. L'étude des restes de l'orteil semblent indiquer que cet ancêtre portait des "chaussures". Ce qui repousse de 10 000 ans dans le passé l'existence de ce type d'habillement chez Homo sapiens.
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La mandibule et les os du pied
La datation au Carbone 14 a été réalisée directement sur les ossements et indique que cet être humain vivait entre - 42 000 et - 38 500 ans. La datation est importante car elle permet de définir la propagation des Homo sapiens en Asie à cette période. Selon les théories les plus communément admises jusqu'à présent, une migration d'Homo sapiens venus d'Afrique orientale aurait envahi l'Europe et l'Asie il y a entre 65.000 et 25.000 ans, où ils auraient supplanté puis remplacé des populations autochtones plus primitives. Avant cette découverte, les scientifiques ne pouvaient se baser que sur un fossile retrouvé dans la grotte de Niah (Bornéo), et sur d'autres spécimens découverts au Liban. En s’appuyant sur cette découverte, et sur des ossements légèrement plus jeunes et ayant le même mélange de caractéristiques morphologiques découverts en Eurasie orientale, les chercheurs pensent qu’il n’y aurait pas eu qu'une seule migration d’Homo sapiens venue d’Afrique orientale vers l’Europe et l’Asie. Il y aurait eu mélange de genres et de gènes. Par ailleurs, les scientifiques indiquent que ces ossements devraient offrir de précieuses informations sur la biologie de ce spécimen et permettre de reconstituer la transition entre les humains primitifs et les humains modernes en Eurasie orientale.
Les caractéristiques de l’homme de Tianyuan indiquent une contribution africaine et confirment que la sortie d'Afrique d'Homo sapiens a été un événement complexe qui s'est opéré en plusieurs vagues. Erik Trinkaus (Washington University, St Louis, USA),  qui propose la théorie du métissage entre l’homme moderne et des hommes plus primitifs, pense que cela montre qu’il y a eu mélange des genres et des gènes… Une analyse que sont loin de partager tous les anthropologues et qui n’a pour l’instant pas été étayée par les rares analyses génétiques menées sur les fossiles.

australo/toumai/toumai-petit.jpgLes Experts de la préhistoire : l'âge de Toumai - par Gregory_Michnik_&_Christophe_Defrance le 03/03/2008 ~ 21:29
Une nouvelle méthode de datation a permis d’évaluer l’âge de Toumaï entre 6.9 et 7.2 millions d’années.
Sahelanthropus tchadensis est la plus ancienne espèce d’homininés connues sur Terre. Vu l’importance de cette découverte, la datation précise de ce fossile est capitale pour mieux comprendre l’évolution de la lignée humaine. Dans un premier temps, l’équipe de scientifiques menée par Michel Brunet (découvreur du crâne de Toumaï) avait estimé l'âge de Toumaï à 7 millions d'années en se fondant sur le degré d'évolution des faunes de mammifères retrouvées à ses côtés, par comparaison avec d'autres faunes africaines similaires. Malheureusement les techniques de datation habituelles ( Carbone 14 ou Potassium/Argon pour l’analyse des cendres volcaniques ) n’étaient pas applicables sur cette zone du désert du Djourab. En effet, la datation au Carbone 14 ne peut aller au-delà de 50 000 ans. Et les cendres volcaniques - utilisées sur les sites d'homininés d'Afrique de l'Est pour la datation absolue des terrains fossiles - sont extrêmement rares au Tchad. Du coup une certaine incertitude existait quant à l’âge exact de Toumaï.
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Le crâne de Toumai et la mandibule d'Abel
Des scientifiques français, dont Michel Brunet et des chercheurs du Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (CEREGE) ont développé une nouvelle méthode de datation qui n’avait été utilisée jusqu’à présent que sur des sédiments marins. Le principe repose toujours sur le dosage de la quantité d’un élément radioactif, mais cette fois il ne s’agit plus de Carbone 14 mais de Béryllium 10, un composé dont la période de demi-vie est beaucoup plus longue ( 1.4 millions d’années contre un peu plus de 5500 ans pour le Carbone 14 ). Il s'agit de comparer les quantités de béryllium 9, un isotope stable fabriqué dans la nucléosynthèse stellaire et incorporé à la Terre lors de sa formation, il y a 4.6 milliards d'années, et celles du Béryllium 10, un isotope radioactif produit par le choc des rayons cosmiques sur les molécules de l'atmosphère terrestre. Cette demi-vie autorise des datations sur une période de temps comprise entre 0.2 et 14 millions d’années. En appliquant cette méthode aux dépôts sédimentaires dans lesquels les ossements de Toumai ont été découverts, les auteurs, qui publient leurs résultats dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences du lundi 25 février 2008, ont pu affiner la datation du crâne de Toumai pour évaluer son âge à 7,04 millions d'années ( dans une fourchette entre 6.9 et 7.2 millions d’années ), ce qui en fait très certainement le plus ancien représentant de la lignée humaine. Il était probablement très proche de la divergence chimpanzés-hominidés, qui recule ainsi à au moins 8 millions d'années.
La même technique a été utilisée pour préciser aussi l'âge de l'australopithèque Abel (Australopithecus bahrelghazali), découvert au Tchad, en 1995, toujours par Michel Brunet. Il est crédité de 3,58 millions d'années, alors que son âge précédent était estimé entre 3 et 3,5 millions.

australo/taung/petit.jpgLes Experts de la préhistoire : la mort de l'enfant de Taung - par Christophe_Defrance le 22/02/2008 ~ 19:32
La mort de l'enfant de Taung élucidée ?
Plus de 80 ans auront été nécessaires pour déterminer la cause de la mort de l'enfant de Taung.  Cet Australopithecus africanus, mort il y a plus de deux millions d'années, a été découvert en 1924 par Raymond DART, en Afrique du Sud. Cet enfant, dont on ignore toujours le sexe, était âgé d'environ 3,5 ans lorsqu'il a été tué. Depuis sa découverte, bon nombre de scientifiques se sont interrogés sur la cause de sa mort.
Jusqu'à présent, l'hypothèse la plus communément admise dans le monde scientifique était qu'il avait été tué par un léopard. Mais, cette théorie vient d’être remise en cause par les affirmations de Lee Burger, chercheur à l’université de Witwatersrand. S'appuyant sur les résultats de recherches menées depuis 10 ans, il affirme que le jeune enfant a été tué par un aigle royal. Des traces de "perforations" et des "incisions" constatées à l'intérieur des orbites du fossile  et sur son crâne prouvent de façon incontestable qu'il a été tué par un rapace. Selon le professeur Burger, cette découverte sur l'origine du décès est d'une importance capitale dans la mesure où elle bouscule l'idée généralement admise selon laquelle les principaux prédateurs des australopithèques étaient des félins. 
 
 
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Le professeur Burger et les indices découverts sur le crâne

hommes/erectus/xuchang-petit.jpgDécouverte de l'homme de Xuchang - par Christophe_Defrance le 19/02/2008 ~ 10:35
Découverte d'un crâne de plus de 80 000 ans en Chine.
Les restes d’un crâne d’homininé ont été découverts à Xuchang, province du Henan en Chine, le 17 décembre 2007 - les archéologues allaient arrêter de travailler pour fêter le Nouvel An Lunaire quand les premiers ossements sont apparus - à une profondeur de 5 mètres. L'Homme de Xuchang est daté de 80 000 à 100 000 ans. Il est composé de 16 fragments crâniens, parmi lesquels une arcade sourcilière et une partie du front. Il comporte également les restes fossilisés d'une membrane interne qui permettra peut-être révéler des détails importants de l’anatomie de l’encéphale.
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Les fossiles découverts à Xuchang
Les restes du fossile sont actuellement conservés au China Academy of Sciences ( Pékin ) pour reconstruction et analyses. Il est envisageable d’y trouver des résidus organiques, qui permettraient alors de réaliser une étude génétique, comme elle a été pratiquée pour l’homme de Néandertal. Pour la communauté scientifique le potentiel de ce fossile est énorme.
L’homme de Xuchang va alimenter la controverse entre les différentes hypothèses sur l’origine de l’homme moderne. La question en Chine est de savoir si ce sont les Homo erectus locaux ( hommes de la grotte supérieure de Zhoukoudian ) qui ont engendré les premiers hommes modernes ou si ces derniers sont issus d'une vague africaine dont les représentants ont remplacé les populations archaïques locales. Quelques scientifiques chinois avancent qu'il y a une continuité régionale plus forte que les scientifiques occidentaux ne le pensent.
Cependant la comparaison de ce nouveau fossile avec les restes de l'Homme de Pékin ne sera pas facile car ces derniers ont disparu mystérieusement en 1941. Il est nécessaire d’attendre la description complète de ce fossile de Xuchang et l'avancement des travaux de terrain pour en savoir plus.

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